
Ki-sa ou vlé an lavi-a?
Gadé lanmè-a.
Ti bo anenman manman-ou,
pa té janmen fè’y pli mèyè.
Ni an lanfè an vant ou,
Ni an grangou an zo-ou,
Lavit-la vid,
Sa ka fè ou vlé viwé lakay.

writer | écrivain | ékwiven

Ki-sa ou vlé an lavi-a?
Gadé lanmè-a.
Ti bo anenman manman-ou,
pa té janmen fè’y pli mèyè.
Ni an lanfè an vant ou,
Ni an grangou an zo-ou,
Lavit-la vid,
Sa ka fè ou vlé viwé lakay.

Gadé mwen,
all decked out in white and gold like
I’m the second coming.
dripping venom instead of holy water.
wouldn’t mind the suburbs, if not
for the new age bros and vapid white feminists,
who have the gall to assume they’re part of the solution.
ki sa pwòblenm mwen?
thought you could talk down to me in perpetuity,
‘til I obliterated your ego with my doc marten boot.
we were never really friends, just friendly.
can’t feign austerity for your comfort any longer.
shower me in your hyperbolic platitudes,
wild, brash, dehumanizing for drawing boundaries – I’ll embrace it.
rather that than live sad, frigid, and fraught with fear.
pas besoin de raconter l’histoire,
je sais précisément qui je suis et où j’ai commis une erreur.
feuilletant Dostoïevski, allongé au soleil,
fumeur au Young Dolph, l’herbe fraîchement coupée effleurant mes coudes nus.
descendant dégénéré, dissident et perdu de vue de Ramsès II, bien que très loin des villes scintillantes de l’Égypte antique.
pas besoin de rejouer vos souvenirs,
je sais exactement où je suis allé et où j’en suis,
aucune indiscrétion passée ne me fait honte, aucune menace de mal de la part d’un homme ne me met en échec,
aucune chaînes d’entreprise pas m’apprivoiser.
ma voix est forte et claire comme le bruit des vagues qui s’écrasent sur le rivage,
Je suis un enfant de l’été, élevé dans la nature.
Je me suis perdu une fois,
mais maintenant…
élevé dans des sables mouvants, maltraité, battu, mais jamais cassé.
les rêves peuvent prendre du temps à se matérialiser, mais je suis inébranlable,
les lettres de refus et les éditeurs disparus ne me retiens pas.
jours ingrats passés de 9h à 17h,
sorti de l’épave pour bien plus que ça,
des vacances manquées joindre les deux bouts,
je persiste quand même,
je n’ai pas fini.
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